Mon été avec 5 autrices #jelalis

En Juillet je me suis décidée à participer au marathon littéraire ou #femalereadathon proposé par Antastesia, qui consistait à sélectionner (et lire, évidemment) 5 ouvrages écrits par des autrices, autour de cinq grandes catégories : un livre de poésie, un ouvrage d’une autrice étrangère, un texte qui ne soit pas de la fiction, un ouvrage écrit par une autrice racisée, un livre d’une autrice LGBT. Cependant j’ai été réaliste, je sais que je ne tiens JAMAIS les challenge et autres défis dans les temps, alors autant décider dès le départ de ses propres règles ! J’ai donc prolongé cette découverte tout au long de l’été et j’ai fini ma dernière lecture mi-septembre. Alors que nous entrons plus profondément dans l’automne, Samhain/Halloween et la Toussaint juste passés, je vous présente la sélection qui m’a accompagnée durant cet été. Je n’ai choisi que des ouvrages que j’avais directement à ma disposition, soit reçus pour mon anniversaire en Juin, soit dans ma pile à lire de longue date, soit facilement empruntables dans la bibliothèque parentale.


Les passeurs de livres de Daraya de Delphine Minoui

… pour la catégorie « non-fiction »

Delphine Minoui a écrit ce livre, paru en 2017, comme un témoignage pour porter la voix des résistants syriens avec lesquels elle a correspondu.  De ce fait le style est très accessible, journalistique plus que « littéraire ». L’autrice nous partage aussi ses émotions, ses questionnements, ses inquiétudes lors du silence prolongé de ses correspondants dont certains deviennent des amis. 

Les récits dont elle se fait le relais serrent le cœur, autant vous dire qu’on se sent bien humble devant tant de courage. L’histoire en elle-même est assez incroyable, une petite bibliothèque clandestine qui survit en sous-sol tandis que la ville de Daraya s’écroule sous les bombes et se vide chaque jour un peu plus de ses habitants qui fuient les uns après les autres. Le quotidien est rythmé par les attaques incessantes. Frôler la mort devient récurrent, ainsi un jeune photographe explique se sentir en quelque sorte anesthésié à force de voir des personnes tomber autour de lui. Quand la vie tient à un fil, 1m plus loin et c’est fini. Finalement, et alors que tout s’effondre autour d’eux, ces résistants acharnés n’auront d’autre choix que de fuir pour sauver leurs vies… et mener le combat ailleurs.

C‘est donc un récit assez dur sur une réalité dont on détourne facilement les yeux. Surtout, on y apprend beaucoup sur la situation syrienne des années 2010 et jusqu’en 2016, à travers le regard de personnes qui y vivent, et donc avec une dimension sensible qui change radicalement du traitement médiatique des actualités télévisées. Étant donné l’absence de difficulté sur le plan littéraire, il me semble ainsi que ce serait une lecture pertinente pour des lycéen·nes, mêmes des collégien·nes de troisième par exemple. 

 

Sido suivi de Les vrilles de la vigne de Colette

… ouvrage écrit par une autrice LGBT (Colette étant bisexuelle et ayant abordé les relations homosexuelles à de nombreuses reprises dans son oeuvre)

Je dois confesser avoir craqué en plein milieu de l’été et avoir englouti une lecture-consommation par pur plaisir. La quatrième intégrale de Game of Thrones pour ne rien vous cacher (qui m’a un peu soûlée sur différents aspects, pour des raisons différentes de ce qui a pu m’agacer dans la série d’ailleurs, mais c’est une autre histoire). Passer directement de ce binge-reading plutôt facile à Colette annonçait un certain contraste de style, et il m’a fallu quelques pages pour apprivoiser ma nouvelle lecture. Heureusement Colette a une belle plume, un style élégant mais jamais pompeux. Dans ce recueil, on trouve donc Sido, texte dans lequel Colette partage des souvenirs d’enfance et, de tableaux en scènes remémorées, dessine le portrait de sa mère. Puis Les Vrilles de la Vigne qui est en fait une collection de courtes nouvelles assez plaisantes (certaines franchement drôles, notamment deux textes où Colette fait parler ses animaux de compagnie, d’autres plus contemplatives).

C’est une lecture que j’associe surtout, à titre personnel, à une certaine atmosphère. Un ouvrage à parcourir en rêvant d’une maison perdue dans une campagne hors du temps, entre les meubles rustiques et l’odeur du jardin florissant mouillé de rosée… un thé, un fauteuil, un chat ronronnant. À l’abri du monde. Je crois que c’est une lecture qui m’a fait du bien, j’avais vraiment pris comme résolution pour cet été de lire des œuvres qui me permettent de m’évader et, pour une fois, de n’être pas ramenée en permanence à l’urgence des drames quotidiens et des luttes politiques. Se régénérer un peu, en l’occurrence au bord de la mer. Mais ce qui m’a plu dans cette ambiance douce et parfaitement apolitique a aussi suscité des questionnements.

En effet, on a là une autrice qui  écrit d’un point de vue féminin assumé et même revendiqué, les récits sont à la première personne, sa condition de femme et ses relations amoureuses, avec des hommes ou des femmes, sont au cœur de l’œuvre (bien que dans ce recueil, son rapport à la nature, à son jardin, à ses animaux le soit tout autant). Colette s’affirme comme une figure singulière, un peu sauvage, éprise de sa liberté. Fantasque, indépendante. J’ai été séduite tout en « restant sur mes gardes », avec une once de méfiance…  Peut-être parce que je ressentais vaguement une forme d’individualisme, et un regard sur les autres femmes pas toujours tendre.  Si elle se libère en tant qu’individu et clame son indépendance, tout en soulignant dans un texte ou deux le dur tribut payé par les femmes, elle ne s’associe pas forcément aux femmes comme groupe solidaire, et la condition féminine en tant que telle est à peine effleurée. C’est la subjectivité qui prime, ses récits parlent d’elle. Ainsi en la lisant, je me disais que je n’aurais pas décrit Colette comme « féministe », et qu’il était probable qu’un tel qualificatif lui aurait paru incongru… J’ai fait quelque recherches par la suite et il semble que cela soit confirmé.

J’ai dans tous les cas apprécié son  ironie, son auto-dérision. Ses textes sont aussi une fenêtre sur un monde, une époque (qui recouvre en partie ce qu’on a appelé La Belle époque — sur le sujet je conseille vivement ce documentaire visionné récemment, dans lequel on croise d’ailleurs quelques courtisanes dont certaines ont côtoyé Colette). En bref, je suis heureuse d’avoir découvert sa plume et son univers et je ne manquerai pas de poursuivre cette découverte, avant tout parce que j’apprécie vraiment son style (bien que, vous l’aurez compris, je sois partagée quant à la figure même de Colette).

 

Beloved de Toni Morrison

… livre écrit par une autrice étrangère et/ou racisée

Il faut savoir que Beloved m’a été prêté il y a des années par une amie, au début de mes études… En 2012 ou 2013 peut-être. En refermant l’ouvrage, j’étais assez atterrée d’avoir abandonné une telle oeuvre toutes ces années, balottée d’étagère en étagère (et jamais rendu à sa propriétaire… Pardon !).  Il a finalement fallu un défi littéraire pour que s’ouvrent ces pages (j’avais déjà choisi ces oeuvres à ce moment là, mais le décès de Toni Morrison en août a par ailleurs entraîné une nouvelle vague d’attention et ses oeuvres sont en évidence dans les librairies). Une fois ouvertes, j’y ai plongé tête la première pour m’y perdre, petit esquif sur les flots bouillonnants.

Lorsqu’il s’agit de lire de la fiction, je suis incapable de faire preuve de mesure. Invariablement, j’enchaîne les périodes de jeûne littéraire où j’abandonne la fiction pour des essais, des reportages, des documentaires, éventuellement quelques BD… et quand je me décide à y revenir, je ne peux résister à sombrer entièrement, quitte à laisser de côté ménage, repas et autres obligations. On comprend aisément pourquoi j’hésite à me plonger dans des romans intenses en semaine (ce qu’on m’avait dit de Beloved laissait présager un tel « risque », cela a participé à retarder sa lecture !). Il est vrai toutefois que tous les livres ne conduisent pas à cela, mais dififcile d’anticiper…. Beloved a donc été lu d’une traite en 24h et j’en suis sortie un peu groggy, pleine d’émotion et sous le charme. Il fut bien plus reposant de parcourir Colette, son écriture plaisante mais jamais trop grave, l’âme sereine. Mais je suis infiniment plus marquée par cette lecture ci. Je vais me permettre un peu de lyrisme; Beloved le mérite bien.

Beloved est de ces ouvrages qui semblent avoir pris vie, être devenus une entité à part entière… de ces oeuvres qui nous rattachent à quelque chose de plus grand, sans que l’on parvienne toujours à mettre des mots sur ce sentiment. Lisant les premières pages il y a quelques mois, avant l’arrivée de l’été, je m’étais sentie happée si rapidement, à une période que je jugeais peu opportune, que j’avais préféré refermer provisoirement le livre avant de perdre pied. Et puis le moment est arrivé où j’ai pu me laisser couler dedans, empiettant sur mes heures de sommeil d’ordinaire si précieuses. Les formules élogieuses et convenues me semblent assez vaines. Deux qualificatifs cependant émergent naturellement. Beloved est un roman puissant — nulle légereté, nul voyeurisme, de l’intensité. Beloved est un roman envoûtant — il ne se défera de vous que lorsqu’il l’aura décidé (en général, seulement un certain temps avant la fin de la lecture).

[ Et puisque j’ai annoncé du lyrisme ] Beloved est dense, si dense et si juste qu’en posant le livre encore étourdie, j’en venais à doutais qu’il s’agisse réellement d’un roman. Il m’apparaissait plutôt que Toni Morrison avait eu accès — comment ? je ne sais — à une forme d’au-delà, aux méandres de l’esprit humain, à toutes les souffrances incommensurables de chaque vie martyre, enfouies sous les couches d’une histoire trop lisse, polie par les oppresseurs. Que tout cela s’était condensé sous la forme opaque d’un noir nuage, se liquéfiant enfin pour que la plume s’y trempe.

Je n’exagère rien, c’est un livre qui a ce pouvoir. Pour entrer dedans au mieux, si vous ne vous êtes pas encore renseigné·es, je conseillerais de ne pas trop creuser son histoire. Je trouve assez dommage que certains résumés en disent autant — bien que je comprenne qu’au vu du thème, il puisse être préférable de prévenir lecteurs et lectrice… De ce point de vue, il faut être prêt à voir décrites des scènes assez dures, selon son vécu et l’état de sa santé mentale, il faut probablement peser ça avant de se lancer.

PS : Notons au passage que j’ai pris le parti d’illustrer ces chroniques avec les couvertures des éditions que j’ai eues en main… Ceci étant dit, je trouve que cet ouvrage aurait mérité une illustration plus soignée (la nouvelle édition 10/18 est un peu différente, mais on trouve des éditions plus jolies…).

 

 

Le Chant des revenants de Jesmyn Ward

… livre écrit par une autrice étrangère et/ou racisée, tout comme le précédent

Après avoir laissé décanter quelques jours ma lecture de Beloved, je me suis tournée vers Le Chant des revenants — et me suis félicitée par la suite d’avoir prévu cet enchaînement. J’avais lu des retours enthousiastes sur les livres de Jesmyn Ward : je n’ai pas été déçue. D’emblée, j’avais en revanche un oeil prudent vis-à-vis des comparaisons récurrentes entre Toni Morrison et Jesmyn Ward, deux autrices noires lauréates de grands prix littéraires (la première a reçu le prix Pulitzer ainsi que le prix Nobel, la seconde a décroché deux fois le National Book Award). Ne serait-ce pas un peu facile d’inscrire dans l’héritage de Toni Morrison toute autrice noire talentueuse s’attachant à dépeindre le poids d’une histoire de domination sur les Etats-Unis d’aujourd’hui, la vie des familles noires toujours confrontées au racisme et à la misère ? J’avais cette question en tête en débutant ma lecture.

De prime abord, j’ai trouvé l’écriture très différente de celle de Toni Morrison. Là où, dans Beloved, les mots louvoyaient dans un style riche et précis (et très impressionnant pour tout dire),  l’écriture de Jesmyn Ward revêt l’apparence de la simplicité. Une grande partie du Chant des revenants est en effet narré du point de vue d’enfants, parfois du point de vue d’une jeune mère dépassée par la vie et ses drames. L’apparence cependant, car la plume est précise, les mots soigneusement pesés… et le charme (douloureux) opère vite. Au fil de ma lecture, avant d’avoir atteint la moitié de l’ouvrage, un premier motif du récit a commencé à me faire changer d’avis, entrant très nettement en écho avec l’histoire de Beloved. Je commençais à percevoir ce qui, dans les thèmes abordés, dans les relations humaines décrites, pouvait faire rapprocher les deux ouvrages. Et puis, plus tard dans le livre, une révélation est venue rendre le parallèle plus flagrant que je n’aurais pu l’imaginer, donnant une autre dimension aux comparaisons essaimées par les critiques. Je ne sais pas si l’on peut « comparer Toni Morrison à Jesmyn Ward », car de ces deux autrices, je n’ai lu chaque fois qu’un livre. En revanche, il est certain que Beloved et Le Chant des revenants ont un air de famille (et je n’ai pas tout dit des éléments qui peuvent soutenir la comparaison).

Toutefois le livre de Jesmyn Ward n’est ni une imitation ni un hommage. Elle a son style bien à elle, et nous touche d’une autre manière, avec d’autres mots, tout en nous faisant plonger dans un Sud plus contemporain. Il y a dans ce livre parfois déchirant, et bien que cela puisse sembler paradoxal au vu des relations de certains personnages, vraiment beaucoup d’amour.

 

 

Car l’adieu c’est la nuit, recueil de poèmes d’Emily Dickinson

… ma sélection pour la catégorie poésie

Contrairement aux quatre autres livres de cet été avec des autrices, je n’ai pas lu ce recueil d’une traite, et à vrai dire je ne l’ai pas terminé. Il siège à côté du lit et distille quelques pages de beauté subtile de temps à autre, le soir avant de m’endormir. Je trouve assez difficile, en fait, de « lire » un recueil de poésie au même titre qu’un roman. En ce qui me concerne j’aime l’ouvrir n’importe quand, lire parfois un seul poème, parfois une dizaine de pages, y puiser un peu de sérénité… Par ailleurs, je ne me sens pas très compétente pour parler de poésie, savoir qu’en dire. Je vais essayer de vous faire part au mieux de mes quelques impressions, mais surtout, je vais dire quelques mots de la personne d’Emily Dickinson. La lecture de la préface de Claire Malroux, qui est aussi traductrice de l’oeuvre d’Emily Dickinson a été vraiment passionnante à cet égard, et ce n’est pas toujours le cas donc cela mérite d’être souligné.

Ce que nous apprend cette préface tout d’abord, c’est qu’il convient de porter un regard critique sur la mythification d’Emily Dickinson, volontiers présentée comme austère, virginale, voire puritaine. Cette image occulte la complexité de sa vie et de son caractère, tout aussi marqué par l’intensité des sentiments que par l’aspiration à la tranquillité. Puritaine d’ailleurs, sur le plan religieux, elle ne l’était pas (contrairement à son père). Si elle reste croyante, il est possible que sa propension à l’introspection et sa vie retirée aient pu faire croire à tort à une forte dévotion. Claire Malroux souligne aussi un autre aspect qui a pu produire une image biaisée de l’oeuvre et de la vie d’Emily Dickinson. Celle-ci n’a presque rien publié de son vivant et n’avait donc pas de notoriété. Elle a fui le public au point de renoncer à la reconnaissance littéraire (elle s’interrogeait cependant fortement sur la qualité de ce qu’elle écrivait, comme en témoigne sa correspondance, notamment avec le critique Thomas W. Higginson contacté lorsqu’elle avait 30 ans). De ce fait, la publication de sa poésie a largement été posthume, à partir des nombreux carnets et feuillets qu’elle conservait. Il a donc fallu opérer des choix lors des premières publications. Et ces choix ont privilégié les thèmes qui étaient le plus susceptible de parler à un large public : poèmes sur l’amour, sur la vie… Laissant dans l’ombre tout ce qu’il y a de révolte dans la poésie d’Emily Dickinson, et participant à construire cette idée d’une poétesse virginale et mystique, à déconstruire en partie.

Ses poèmes évoquent, beaucoup, le temps, la mort, l’éphémère, la beauté discrète de la nature qui l’entoure marquée elle aussi par ce passage du temps… Le tout avec une apparence de naïveté parfois (dont Claire Malroux nous dit qu’elle est le fruit d’un choix littéraire bien pesé, on a en effet des traces de poèmes de jeunesse plus académiques). C’est une poésie épurée, mais rythmée et mue par de forts sentiments (les tirets et points d’exclamation sont nombreux, c’est parfois contemplatif, mais pas lent pour autant).  Je prends beaucoup de plaisir à la découvrir par petites touches, page après page. Cette édition est bilingue, ce qui semble assez incontournable si comme moi vous n’avez pas un niveau suffisant pour tout saisir de l’anglais littéraire, mais souhaitez cependant saisir l’essence de  la poésie d’Emily Dickinson telle qu’elle l’a écrite.


Merci d’être arrivé·es jusqu’ici ! Pour découvrir d’autres sélections et trouver de l’inspiration pour lire des autrices (ce n’est pas le choix qui manque), vous  pouvez découvrir la vidéo de Antastesia et les commentaires postés en dessous,  mais aussi la participation de La Petite créature


6 réflexions sur “Mon été avec 5 autrices #jelalis

  1. Merci pour cette revue qui donne de bonnes idées pour les soirées au coin du feu! J’avais lu Beloved il y a déjà longtemps (peut-être une vingtaine d’années!), je me souviens qu’il m’avait aussi beaucoup marquée, mais l’ayant lu en Anglais je m’étais parfois sentie aussi un peu perdue dans la richesse de la langue et la complexité de l’histoire. Tes commentaires me donnent envie de le relire (en Français cette fois!) J’avais ensuite lu d’autres ouvrages de cette autrice, dont Paradise, qui m’avait aussi complètement absorbée, et que je te conseille si tu as envie de renouveler ce genre d’expérience intense et haletante… Je prends aussi note du nom de Jesmyn Ward que je ne connaissais pas, et que tes commentaires me donnent envie de lire, merci beaucoup!

    Aimé par 1 personne

    1. C’est vrai que je n’ai pas parlé de ça, mais pendant ma lecture je sentais que lire l’ouvrage en anglais valait vraiment la peine… tout en me disant que j’aurais probablement été incapable de saisir toutes les subtilités. C’est toujours délicat de ce point de vue ! Je ne sais pas par contre si j’aurais le courage de le relire, pas avant longtemps je pense, c’était une expérience intense… Je compte bien poursuivre moi aussi ma découverte de Toni Morrison 🙂 et Jesmyn Ward c’est une très belle découverte aussi !

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  2. Super sélection ! J’en ajoute donc deux à ma liste, « Beloved » évidemment mais aussi celui de Colette. Tu m’as enchantée en écrivant qu’il était à lire dans une maison, une tasse de thé à la main et un (ou plus !) gros chats ronronnant sur les genoux ❤
    Je n'ai encore jamais lu un de ses ouvrages et c'est un erreur qu'il me faut vite réparer.
    Concernant celui de Toni Morrison, l'annonce de sa mort me l'a fait découvrir cet été et tu donnes vraiment envie de le parcourir. Je connais cette sensation d'étourdissement, elle me rappelle lorsque tu sors de la mer bien froide et que tu t'étales sur ta serviette chaude !

    J'ai toujours en revanche du mal avec les recueils de poésies, sauf "Les Fleurs du mal" au final. Si, je picore du Rimbaud et du Prévert mais il faut les déguster, fermer les yeux entre chaque poème et se laisser imprégner, je trouve ça normal que tu n'aies pas encore terminé Emily Dickinson !

    A bientôt et merci pour ce joli article littéraire ! 🙂

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  3. Beloved m’a été offert cet été et j’ai hâte de le lire. J’avais déjà lu Sula, de Toni Morrison toujours, en version originale il y a de nombreuses années et j’avais déjà ressenti cette densité (peut-être aussi due au fait de l’avoir lu en anglais). C’est une belle sélection, je prends des notes !

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