2018, le blog et moi

Alors que ce mois de janvier 2019 touche bientôt à sa fin, c’est avec une grande sérénité que je me conforme à une tradition de la blogosphère : l’article de « bilan » annuel, et la formulation d’intentions pour l’année à venir. Un exercice somme toute assez agréable qui m’a amenée à me pencher sur les progrès accomplis cette année sur le plan personnel, sur les difficultés peut-être pas entièrement surmontées mais en tout cas en cours d’apprivoisement, sur les découvertes, les projets et expériences amorcées qui se poursuivront en 2019. Une fois de plus, cela me fait réaliser à quel point je suis bien entourée, à quel point je suis chanceuse jusque dans mes petits tracas. Du côté du blog, c’est aussi l’occasion de vérifier si j’ai tenu mon intention de la fin d’année 2017, à savoir plus de régularité par ici…


 

Le blog en 2018

L’année 2017 avait vu émerger comme bonne résolution le fait de m’occuper un peu plus de ce blog, et de déterrer petit à petit les brouillons qui s’y entassaient désespérément. Où en est-on aujourd’hui ? Petit retour sur une année de publication…

En 2018, pour marquer ma volonté de m’investir davantage dans ce blog, j’ai acquis un nom de domaine et surtout, le blog a bénéficié du savoir-faire de Nepsie qui lui a donné une belle identité visuelle. On peut trouver ça un peu futile, mais c’est pour moi un rappel régulier de l’attachement que j’ai à cette petite activité (qui reste entièrement bénévole, je le fais par plaisir et par conviction).

En Janvier 2018, je lançais les remue-méninges, inspirés notamment par les belles sélections de la Lune Mauve. Initialement publiés tous les mois, ils sont à présent bimensuels. Ce nouveau format d’articles vous a souvent fait réagir, et a impulsé la nouvelle régularité de publication de l’année en m’incitant à tenir au moins cet engagement chaque mois.

2018, c’est 19 articles publiés, et 10 000 visiteurs.euses contre un peu plus de 2000 en 2017. Des chiffres modestes qui cachent une disparité entre des périodes de sommeil (je ne peux et ne veux pas faire la promotion du blog inlassablement) et des pics plus intenses lors de la publication de certains articles…

♦ Quels sont ces articles qui ont fait grimper les vues ?

C’est l’article sur les gilets jaunes, publié fin novembre qui se hisse facilement à la première place des articles consultés en 2018, à la faveur de l’émulation suscitée. Je travaille à trouver le meilleur compromis possible entre accessibilité et richesse du contenu pour ce type d’article. Je suis convaincue qu’on peut en dire beaucoup sans avoir recours à des notions et à un vocabulaire inutilement complexes, même s’il est évident que ce sera toujours trop long pour certaines personnes (surtout lorsqu’on a l’habitude du clic facile sur les réseaux sociaux, je plaide coupable) et pas assez fouillé pour d’autres. Les retours positifs sur cet article m’incitent à poursuivre sur cette voie, et je reste à l’écoute de vos ressentis pour ajuster.

Il est talonné de près par ma sélection de 5 livres pour développer son esprit critique, qui est aussi l’article attirant le plus de visites depuis les moteurs de recherche. Une nouveauté de cette année, c’est d’ailleurs que le blog semble mieux référencé. Le nombre de visites lors des périodes les moins actives (sans nouvelle publication) a légèrement augmenté et concerne principalement cet article ainsi que mon autre sélection de lectures sur l’anarchisme, publiée celle-ci l’année précédente. De là à me dire je devrais publier davantage d’articles sur mes lectures… (Je réfléchis à d’autres sélections de ce type !)

Viennent ensuite ma réflexion sur la consommation éthique, publiée il y a pile un an, et un plaidoyer pour une médecine indépendante, bienveillante et basée sur des preuves. Deux articles qui ont fait couler beaucoup d’encre : une trentaine de commentaires sur chacun d’eux, souvent assez longs, et en général de vraies contributions à la discussion (j’ai eu peu de mauvaises expériences jusqu’à présent). Rien ne pouvait me faire plus plaisir, car on constate régulièrement que l’espace des commentaires est délaissé au profit des réactions instantanées sur les réseaux sociaux. J’ai donc bien moins de visites que nombre de blogs, mais une communauté investie : un grand merci à vous !

En bonus : quelques termes de recherche ayant conduit jusqu’ici…

On a finalement assez peu accès, en tout cas de moins en moins, aux termes qui conduisent sur nos blogs. Je ne vais pas non plus mener une investigation, il m’est assez indifférent que la majorité des requêtes soit dissimulée. Ceci étant dit, parfois on a de belles surprises sur la minorité restante de termes de recherche disponibles !

Des intrigants :  « j’aime la chasse et je suis végétarienne« 

Des sérieux  : « humanisme et individualisme« , « différence entre effet placebo et effet hawtore« 

Des engagés : « repondre a la betise et le jugement par l’écrit« , « végétarienne vivre avec chasseur« , « parler du sexisme aux hommes« 

Des peu compréhensibles  : « la synthèse de valeur observer de manière condciente« 

Celles et ceux qui ont dû être déçus : « les meilleurs romans anarchistes« , « placebot derisoire« 

… pour le reste, il s’agit en général de recherche de livres sur l’anarchisme et sur l’esprit critique, ou de requêtes plus générales sur l’esprit critique.

Et pour 2019 ? Je ne souhaite rien d’autre que poursuivre tranquillement sur cette voie, en consolidant encore un peu plus cet équilibre : veiller à écrire et publier régulièrement en me disciplinant un minimum, mais ne jamais m’astreindre à des objectifs trop contraignants.

En 2019, il y aura encore des remue-méninges, quelques articles de réflexion avec, j’espère, davantage de contenus féministes. Enfin, j’aimerais aussi partager ici de temps en temps des textes plus spontanés, plus personnels en alternance avec les articles de réflexion que je peaufine en général pendant des années mois. Ainsi le texte Nage en eaux troubles a été écrit très rapidement, bien plus rapidement que la majorité des articles que je publie… et ça fait du bien.  Mais il y aura aussi des moments de pause dans l’année qui débute, c’est plus que certain car j’ai entamé une thèse en septembre qui va me demander l’essentiel de mes ressources en gestion d’emploi du temps et discipline quotidienne !

 

Et moi pendant ce temps là…

2017 avait été une année pleine de questionnements, de doutes, de remises en question, et finalement de bouleversements. La sérénité n’était pas toujours au rendez-vous, malgré de beaux moments et beaucoup de temps passé dans les montagnes du Vercors (ce qui aide clairement à se ressourcer et tenir le coup dans les périodes mouvementées). Elle s’est conclue assez symboliquement par ce voyage d’un mois et demi à Madagascar dont vous voyez depuis une multitude d’images et de récits sur Instagram.

Ce voyage, c’était une opportunité que j’avais saisie au vol : un ami parti y vivre un an, et de l’argent économisé en vue de voyager sans avoir décidé où. Je ne suis pas partie en quête de quoi que ce soit de particulier, encore moins pour fuir quelque chose ou me « trouver », mais force est de constater que ce séjour a représenté la transition dont j’avais besoin. J’y ai mis toute  ma volonté de gagner en indépendance, de dépasser des angoisses et blocages de longue date, et finalement aussi de sortir d’une forme de « sommeil » voire de négation vis à vis de mes attentes, de mes souhaits profonds, enfin même des mes émotions en général… Autrement dit : pendant trop longtemps, j’ai un peu attendu que les choses se passent et je suis restée dans une forme de passivité, laissant toujours l’initiative à d’autres, rêvant à ce que je pourrais faire — créer, découvrir un sport, voyager, m’engager — sans réellement en faire des projets réalisables, en cherchant à m’en donner les moyens. Après quelques coups de pieds aux fesses bienveillants venus de l’extérieur, et quelques épisodes plus douloureux, j’espère que cette période est derrière moi et il s’agit maintenant d’aller de l’avant plutôt que de ruminer sans fin les erreurs passées.

Que s’est-il donc passé depuis ce retour de Madagascar ? Une foultitude de choses, dont certaines inspireront peut-être des articles cette année…

Un nouveau rythme et un nouvel appartement, cette fois à Paris, loin des montagnes (appartement dans lequel j’ai rejoint une personne merveilleuse). J’ai découvert la capitale dans les meilleures conditions possibles, et j’ai mesuré ce privilège tous les jours depuis. Aujourd’hui, je passe l’essentiel de mon temps dans la région de Genève, mais je me suis réconciliée avec Paris qui inspire définitivement des sentiments contradictoires. J’y ai visité un certain nombre de lieux véganes (la nourriture étant un aspect assez crucial de mon quotidien), rencontré plein de monde dont des personnes que je ne connaissais jusque là que sur les réseaux sociaux, passé du temps avec les amis qui y vivent (et il y en a beaucoup)…

Un petit job qui fait grandir : garder des enfants toutes les semaines. Le master achevé depuis déjà un an, le projet de thèse balbutiant, la question de trouver un travail au moins à temps partiel s’est vite posée. Après le périscolaire dans des écoles maternelle et primaire, après l’animation en centre de loisirs puis dans les classes de découverte dans le Vercors, j’ai fait de janvier à juillet 2018 l’expérience de la garde d’enfants quotidienne en semaine (avec Kinougarde, la plateforme dont vous voyez des pubs partout dans les transports parisiens). Et bien on se dit vite que ce n’est pas grand chose, mais j’avais sacrément la pression : garder seule, donc sous sa seule responsabilité, des enfants de 6 et 2 ans et demi, ce n’est pas la même expérience que gérer des petits groupes en collectivité. J’ai découvert comment on dépliait une poussette en 2 secondes chrono après en avoir eu des sueurs froides, mais aussi comment trouver en soi les trésors de patience nécessaires pour apprivoiser une petite fille encore à la crèche et qui vivait difficilement la séparation quotidienne avec ses parents (qui ne rentraient qu’à 19h)… Envoyer une cohorte d’enfants de CP à la douche en colo c’est une chose, arriver en douceur à ce qu’un enfant de cet âge qui HURLE non stop et se roule par terre finisse à la douche, sans le brusquer, ça relève du défi. J’ai béni maintes fois toutes les personnes qui tiennent des blogs et écrivent des articles sur la pédagogie et l’éducation bienveillante car cela m’a énormément aidé ! Je crois que l’expérience mériterait un article complet car il y aurait beaucoup de choses à évoquer : le rythme intense (trop intense) que peuvent avoir les enfants dans la semaine et celui des parents, les inégalités sociales qui sautent aux yeux à la sortie des écoles des beaux quartiers lorsque les nounou récupèrent les enfants (et la conscience naissante qu’en ont les enfants)…

J’ai commencé à croire vraiment en mon projet de thèse, et à travailler sérieusement dessus au lieu de repousser l’échéance par peur de l’échec… et me voilà avec mon premier travail stable et correctement payé. Finalement, en juin dernier, après avoir envoyé sans trop d’espoir un projet rapidement rédigé de deux pages… On m’a rappelée pour passer un entretien à l’Université de Genève. Moi qui n’ait jamais vraiment stressé avant les concours ou les examens (bon pour le permis c’était autre chose), qui pensait y aller tranquille, je me suis retrouvée extrêmement angoissée en réalisant soudainement que cette fois-ci j’en avais VRAIMENT envie de ce travail. J’ai douté, je me suis énervée, j’ai pleuré (contre une épaule patiente ♥ ), et puis j’ai reçu de bons conseils, j’ai peaufiné ma présentation. Et quelques jours plus tard, je suis arrivée à Genève sous un soleil radieux et j’ai concentré toute ma conviction dans cet entretien finalement très chaleureux et serein. Aujourd’hui, j’ai un bureau et des conditions de travail inespérées là-bas et je n’en reviens toujours pas (j’ai d’ailleurs l’impression de ne pas entièrement le mériter, je suis en tout cas assez en colère lorsque je vois en comparaison la dégradation des conditions de travail dans la recherche en France).

Quand l’improbable est possible : je me suis mise à l’escalade, pour de vrai ! Après plusieurs années à considérer mollement la possibilité de faire du sport avec régularité, une expérience irrégulière (mais appréciée) avec le yoga… Me voilà fréquentant les salles d’escalade. Je n’y suis pas franchement allée de mon initiative, convaincue que j’étais que ce sport était bien le dernier qui me conviendrait (j’ai un fichu vertige et je ne suis pas entièrement à l’aise avec le jugement possibles des autres — qui s’avère être surtout dans ma tête). Mais j’y ai suivi plusieurs personnes ces dernières années, d’abord très épisodiquement et à reculons, puis un peu plus… et depuis un an c’est toutes les semaines que je m’y rends aux côtés de la personne qui partage mon quotidien. J’y suis même allée seule pour la première fois très récemment (passage très symbolique). J’ai mes chaussons, je me réjouis à l’idée de la prochaine séance, bref, ça y est, j’ai apprivoisé l’escalade ou peut-être me suis-je faite apprivoiser… Et j’en ressens fortement les bénéfices sur le plan physique mais surtout mental, avec notamment une évolution du rapport à mon corps qui méritera bien un petit article un de ces quatre.

2018, une année engagée ? Pas autant que je l’aurais voulu, une fois de plus. Bien sûr il y a ce blog, il y a le petit soutien que j’apporte à la chouette Revue Ballast (abonnez-vous !), mais j’aspire à un engagement politique plus régulier et qui ne soit pas entièrement assimilé à une activité intellectuelle ou littéraire. Non que j’estime entièrement inutiles les discussions en ligne, encore moins les blogs et les revues (je ne serai pas là à vous écrire sinon). Mais ça ne peut suffire : ça ne touche pas tout le monde, ça parle surtout aux personnes déjà un peu sensibilisées, et puis on ne construit pas des luttes en restant derrière un écran. Pour ça, ça se passe ailleurs : sur les lieux de travail, dans la rue et partout où on peut se faire grains de sables dans la machine qui oppresse. Et ça, ça demande des militants, même si le mot peut faire peur ou susciter la méfiance… Mais voilà, pour l’instant je bouge d’une ville à l’autre, les possibilités ne sont pas les mêmes partout, et je suis loin de ce que je voudrais faire. (Et vous ?)

Voilà donc 2018 : l’année de mes 25 ans, l’année de la confiance et de l’indulgence envers moi-même, de la volonté mais aussi de la capacité à ralentir et à dire non parfois, une sorte d’alignement enfin trouvé… bref je me sens bien et c’est déjà immense. 2019 est entamée, ce sera l’année qui me verra affronter le rythme de la thèse et ses premières échéances, peut-être batailler un peu pour conserver ce bel équilibre. J’espère que cela ne m’empêchera pas de partager sur ce blog tous les mois et de vous y retrouver. Il faudra en tout cas faire des choix, hiérarchiser : cette année, j’ai aussi appris à accepter le fait de ne pas pouvoir tout apprendre, tout connaître, tout découvrir. Je ne deviendrai pas une artiste peintre, ni une dessinatrice hors pair, ni danseuse ni musicienne… et ce n’est pas grave du tout. On ne devrait pas tant culpabiliser de ne pas assez se « discipliner » pour développer 1000 compétences, on a aussi le droit de s’accorder des grasses matinées, des discussions interminables qui ne « produisent » rien d’autres que du bien-être, le droit de ne rien faire, celui de passer du temps à comprendre des choses qui nous échappaient jusque là, à écouter aussi (mais voilà encore des questions qui mériteraient un article entier : droit à la paresse… ).


Merci encore aux 286 personnes abonnées via WordPress et aux 28 personnes qui se sont abonnées par mail… C’est tout petit, minuscule même, mais votre fidélité et votre participation aux discussions m’encourage beaucoup ! À très bientôt. 

 

 

34 réflexions sur “2018, le blog et moi

  1. ha ouais, tu vas faire une thèse, mais en plus en Suisse! genre le paradis quoi… profites! si je ne fais pas de thèse, c’est en partie parce que le statut de doctorant en France, heu, voilà quoi… J »adore parce qu’on passe notre temps à se sentir supérieur, à dire que la culture française est riche, que l’enseigner et la faire vivre est super important… mais si on mettait en conformité les actes et les paroles, on commencerait déjà par filer plus de fric aux facs, pour améliorer les conditions de recherche… moi président, je ferais du budget de l’enseignement supérieur le premier budget de l’état. Mais comme j’ai pas prévu de me présenter, ça va être la merde pendant encore quelques années 🙂

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    1. J’ai beaucoup de chance de ce point de vue oui, en France les doctorants sont vraiment exploités, depuis ce mois de janvier les vacations sont officiellement payées moins que le Smic horaire… Et j’ai cinq ans pour faire ma thèse, accessoirement.

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    1. J’en parlerai forcément cette année ! Mais en version rapide je suis en sociologie, principalement sociologie de la consommation et sociologie des mouvements sociaux. Je vais en gros travailler sur les pratiques de consommation dans le milieu animaliste / végane

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  2. Hello Irène !
    J’adore les bilans, le tien ne déroge pas à cela 🙂

    Je suis heureuse que la fréquentation de ton blog ait augmenté, il est vraiment passionnant, organisé et à la base de nombreuses réflexions … !
    Pour l’évolution grâce aux Remues-Méninges, cela ne m’étonne pas car elles sont toujours très intéressantes. Et puis, c’est ce que je disais à Marie de LLM l’autre jour, c’est normal que ce soit des articles très partagés puisque les gens cités dedans les diffusent d’autant plus j’imagine.
    Je serai heureuse de lire plus de textes comme «Au fil de l’eau», je l’avais énormément apprécié.
    Ton nouveau graphisme est à tomber, je l’avais adoré dès le début ❤

    Quant à ton bilan personnel, je le trouve tout de même sacrément positif, c'est absolument génial pour ton bureau à Genève !! Bravo 🙂 (en plus le sujet de ta thèse a juste l'air extra, c'est un questionnement qui m'intéresse beaucoup).
    En regardant tes photos sur Insta, je me demandais combien de temps tu étais restée à Madagascar, j'ai enfin ma réponse ^^

    Et si tu grimpes, il faut absolument que tu viennes par chez moi, dans la forêt de Fontainebleau ! 😀

    Enfin, pour rebondir sur ton engagement militant, c'est amusant car je ressens la même chose – mais dans le domaine animaliste. Sauf que je n'arrive pas à me résoudre à m'engager dans des assos où je ne soutiens pas à 100% leurs propos … et pour l'instant, toutes ont chaque fois «dérapé» un moment à mes yeux (Boucherie Abolition, Anonymous for the Voiceless, 269LA ….). C'est toi qui m'a fait découvrir la Revue Ballast en tout cas et c'est chouette !

    À bientôt Irène, et belle année 2019 🙂

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    1. Héhé oui on dirait que j’y suis restée une éternité là bas, mais j’arrive presque au bout des photos là 😉 On se fait une sortie à Fontainebleau au Printemps sans faute (ou dans la neige d’ici là mais peut-être pas pour grimper alors !). Un des petits défis de 2019 sera de tester l’escalade en voie et pas seulement en bloc et sans une salle… Merci encore pour ton retour, ça vaut le coup de bloguer juste pour ces rencontres là, et j’espère bien qu’on se verra « pour de vrai » !

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  3. Félicitations pour ton projet de thèse ! C’est génial ! et le sujet est très intéressant tout comme ce bilan 2018 ! Tu as avancé dans tes projets, dans ta vie , bravo ! J’ai bien ri à l’évocation des différents thèmes de recherche car ça m’a rappelé que j’en ai eu des gratinés par rapport à mon article « Les femmes, ces chattes mal-aimées » (je te laisse imaginer). Que l’année 2019 te soit agréable et source de bonheur !

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  4. Content pour toi 🙂
    Et c’est cool que l’éducation bienveillante t’ai servi pour la garde d’enfants 🙂

    Pour nous ici , finis la corrèze , direction la martinique dans 4 mois avec tout le monde ( Brünhilde et zachary sont trés enthousiaste )

    au plaisir de te lire

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  5. Bonsoir,
    un bilan du blog très positif, je l’ai découvert il y a peu, mais c’est un vrai moment riche à lire à chaque visite.
    Faire une thèse, je crois qu’il faut beaucoup de courage.

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  6. Bonjour,
    Bravo pour tes textes toujours si parfaits et réfléchis, pour ton joli parcours personnel qui tire vers le haut et pour tes belles valeurs.
    Moi je préfère mille fois lire de longs articles fouillés que cliquer des coeurs à gogo sur les réseaux (et pourtant j’aime beaucoup Insta), alors continue !
    Plein de bises,
    Mélanie

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  7. Texte très bien écrit ! Blog super riche ! Bravo pour ce parcours ! Cette thèse c’est génial et dans un cadre idyllique ! Vas-y ! Fonce ! Cette année ne pourra être que sur la même lancée positive de 2018 !!!

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  8. pfttt je viens de laisser le commentaire avec un mauvais compte… (commentaire que tu pourras supprimer…)

    je recommence
    c est mon 1er passage sur ton blog mais surement pas le dernier..😊 sur Instagram on survole les photos… les stories nous ont donné un autre moyen de découvrir les comptes suivis et cet article me fait me dire » mais pourquoi je ne suis pas venue avant? »
    je te souhaite une bonne continuation dans tes projets !

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  9. J’ai pris plaisir à lire ton bilan, j’apprécie ta façon d’écrire et les messages que tu transmets. Un beau bilan d’ailleurs ! Je te souhaite bon courage pour ta thèse et de manière générale, le meilleur pour cette année 2019.

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  10. Eh ben Mazette, quel beau bilan 😀 N’ayant pas encore fait le mien (et je ne sais pas si je le ferai, l’année 2019 étant pour l’instant l’équivalent d’une bombe nucléaire émotionnelle qui m’a pété à la figure sans crier gare 😛 ), je suis admirative de cette jolie synthèse, de ce retour sur ce qu’a été pour toi cette année 2018.
    Félicitations pour ce job que tu as décroché !! La façon dont tu décris cela me fait un peu penser à toutes les fois où l’on se dit « non, c’est trop beau, ça ne peut pas être pour moi » et où l’on n’y va pas. Toi, tu y as été, et après un entretien traversé par le soleil, ça a été pour toi. Merci de nous avoir partagé ce chouette moment !
    En ce qui concerne l’escalade, tu connais mon amour immodéré pour ce sport 😉 Je suis complètement d’accord avec ce que tu dis: la grimpe modifie complètement le rapport au corps et elle nous fait intégrer que quel que soit notre physique, il existe TOUJOURS une solution. C’est TRES gratifiant et ça booste la confiance en soi. As-tu déjà tenté l’expérience en falaise ? C’est inoubliable. Très organique, je te conseille !
    Je te souhaite donc une très belle année 2019 ! Que tout ce que tu souhaites se réalise 🙂
    PS: J’adore toujours ton format Remue-Méninges et ta publication espacée permet à l’hyperactive que je suis de suivre – Merci pour cela 😉

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    1. Pour l’instant je ne fais que du bloc car j’ai un vertige assez intense, mais cette année je vais essayer d’apprivoiser des voies faciles pour dépasser ce blocage en douceur. Et je trouve oui que ça permet de voir son corps comme un support fort, bien fichu malgré ses limites, et de faire abstraction de l’aspect esthétique (qui est le rapport au corps dans lequel on enferme les femmes… là je vais clairement pas à l’escalade pour mincir mais je prends plaisir à me renforcer pour découvrir de nouvelles choses )

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      1. Pfiou !! Une bloqueuse pur jus !! Je suis impressionnée 😀 !! Tu vas te balader quand tu vas arriver en voie – on a souvent tendance à sous-estimer toute la technique que l’on acquiert au bloc…Oui, tu as tout à fait raison, le fait de voir son corps comme une sorte d’outil purement physique a un côté extrêmement libérateur. Et je ne sais pas si c’est le cas dans ton club, mais dans le mien, les relations entre hommes et femmes sont de ce fait extrêmement équilibrées et respectueuses – on ne se voit plus selon nos sexes mais uniquement comme des binômes potentiels. C’est très reposant.

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      2. C’est vrai que c’est assez safe là où je vais même si j’imagine que ça peut être variable. Les gens sont focalisés sur leur séance, à la limite si y’a de la drague c’est après ^^ ! En tout cas je me suis bien prise au jeu, je vais à Arkose et les premières fois où j’ai réussi des voies bleues j’étais en mode c’est le plus beau jour de ma vie aha (depuis je stagne un peu, je suis à un stade de « palier », faut que je me muscle maintenant ^^)

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  11. Une année décidément intense !
    Je ne sais pas si ça fait sens de dire que c’est un beau bilan (ahah) mais en tout cas il est riche et touchant.
    D’abord, félicitations pour la thèse, pour Genève. C’est formidable.
    J’ai hâte de la lire quand elle sera achevée parce que je suis persuadée que ce sera une bombe intellectuelle 😉
    De mon côté, j’ai beaucoup apprécié tes articles qui m’ont toujours fait réfléchir et reconsidéré mes perspectives. Je suis loin d’être en accord parfait avec tes réflexions mais au moins elles me font réfléchir et ça c’est une très grande valeur ajoutée.
    Aussi, je dis oui à plus d’articles spontanés, peut être un peu plus personnels (d’ailleurs il faut que j’aille lire celui que tu mentionnes). Oui aux remue-méninges.
    Et quelques idées de réflexions si je puis me permettre : quelles sont tes luttes? Peut-on être engagé pour plusieurs luttes (le même niveau d’engagement)? Comment se fait le déclic (la prise de conscience)?
    A très bientôt 🙂

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    1. Merci à toi d’être souvent par ici et de prendre le temps de me faire des retours régulièrement ! C’est précieux 🙂 je pense qu’on peut être engagé dans plusieurs luttes, mais de différentes façons. A titre personnel, je suis membre d’une organisation politique qui est communiste libertaire, et par ailleurs féministe, antiraciste, antifasciste… Donc de fait ça relie un peu toutes ces luttes. Et je soutiens aussi la cause animale à titre personnel. Le « déclic » est souvent une évolution assez progressive 🙂 j’ai d’abord été surtout « écolo », le féminisme est arrivé dans la foulée, et tout ça c’est un peu construit ensemble

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